Le député-maire UMP de Puteaux condamné pour diffamation : c'est un coup de semonce pour la droite et une victoire pour la liberté d'expression dans les Hauts-de-Seine
La justice vient de condamner le député-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et le conseiller général UMP de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, à 5.000 euros d'amende et à 3.000 euros de dommages et intérêts, pour avoir diffamé Christophe Grébert, animateur d'un blog local et militant PS de Puteaux.
Les faits sont d'une gravité extrême, puisque l'actuel et l'ancien suppléant de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Nationale sont condamnés pour avoir insinué sur le site officiel de la municipalité de Puteaux que le militant socialiste avec des "penchants pédophiles" !
En démocratie, de telles pratiques sont intolérables. Par cette condamnation exemplaire, la justice met un coup d'arrêt au sentiment d'impunité de certains élus de droite, dans le 92. Ceux-ci pensent à tord qu'ils peuvent tout dire et tout faire contre leurs opposants.
Cette condamnation est d'abord une victoire pour la liberté d'expression dans les Hauts-de-Seine : la majorité UMP de Puteaux faisait tout depuis 4 ans pour empêcher Christophe Grébert de rendre compte de l'actualité de sa ville sur son blog (www.monputeaux.com).
Nous avions déjà dénoncé en 2003 l'interdiction qui lui était faite d'assister au conseil municipal. Il avait fallu mon intervention et celle de Robert Badinter, Sénateur des Hauts-de-Seine, pour obtenir la simple application de la loi. Depuis, le conseil municipal de Puteaux a été "libéré".
Cette condamnation est aussi un coup de semonce contre certaines pratiques de la droite dans les Hauts-de-Seine. Nous espérons qu'elle aura valeur d'avertissement pour d'autres élus UMP, par exemple à Asnières, où le député-maire, Manuel Aeschlimann, un autre proche de Nicolas Sarkozy, multiplie les procès contre de simples citoyens.
Pascal Buchet
Maire de Fontenay-aux-Roses, Conseiller général
Premier secrétaire fédéral des Hauts-de-Seine
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