Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l'État, les exemples de mépris du travail parlementaire sont légions. La gauche s'en est inquiétée depuis longtemps. Les parlementaires de droite commencent eux aussi à l'exprimer :
Les sénateurs UMP ont manifesté lundi 2 novembre en séance leur mécontentement
devant l'introduction par le gouvernement d'un amendement transférant
les actifs du STIF (syndicat des transports d'Ile-de-France) à la RATP,
sans qu'ils aient pu l'examiner.
Le Sénat examinait les
conclusions de la Commission Mixte Paritaire sur le projet de loi de régulation des transports
ferroviaires, dans lequel l'amendement a été introduit après sa
première lecture au Sénat lors du débat à l'Assemblée nationale. Le
texte étant déclaré en procédure accélérée (une lecture par assemblée)
le Sénat n'a donc pas pu l'examiner.
"Je souhaite, que de la part du
groupe UMP, vous disiez au Premier ministre que dans une matière aussi
sensible que les problèmes de transport, on ne s'amuse pas à introduire
des amendements de ce type dans des conditions aussi peu convenables
par rapport au rôle du Parlement", a lancé Jean-Pierre Fourcade (Sénateur UMP des Hauts-de-Seine)
s'adressant à Michel Mercier (Aménagement du territoire) sur les bancs
du gouvernement. "Et c'est un élu UMP qui vous charge de le dire,
croyez-moi, c'est une pratique qu'il ne faut pas renouveler, c'est une
pratique qui est mauvaise" a-t-il insisté.
Auparavant le sénateur UMP
de Paris Philippe Dominati avait également fait part de sa
désapprobation déplorant que le Sénat n'ait pas été consulté. L'UMP a
toutefois voté pour le projet de loi, qui sera examiné mardi par
l'Assemblée nationale. La gauche qui a également protesté contre cet
amendement a voté contre.
Le "renouveau démocratique" de la France de Sarkozy est décidément bien inquiétant pour que la droite elle-même s'en émeuve publiquement.
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