François Hollande était le 22 mars à Aurillac pour sa première réunion publique après les drames de Toulouse et Montauban.
(...) La campagne reprend ses droits mais rien ne devra être oublié. La tragédie de Toulouse, de Montauban, marquera durablement les esprits. Elle nous rappellera d’abord que la lutte contre le terrorisme n’est pas terminée. Elle se poursuit et elle se poursuivra et cet engagement devra être total, avec les moyens nécessaires et en même temps les exigences indispensables.
La première de cette exigence pour mener cette bataille, cette lutte, ce combat contre le terrorisme, c’est l’affirmation des valeurs de la République. C’est en leur nom, au nom de ces valeurs, de ces principes, que nous nous défendons. C’est pour les valeurs de la République que nous luttons et c’est par les valeurs de la République que nous vaincrons la menace terroriste.
La France doit réaffirmer sa fierté, la fierté d’être elle-même, la fierté d’être portée par des principes qui nous dépassent, qui nous rendent plus grands que nous-mêmes. Oui, nous devons réaffirmer, justement en ces instants, notre attachement à ces principes fondamentaux. Lesquels ? La primauté du droit, la justice, le respect de la personne humaine, l’égalité.
Ce n’est pas de moins de République dont nous avons besoin. Ce n’est pas moins de République qui nous rendra plus forts. C’est plus de République qui nous permettra de vaincre et d’être à la hauteur des défis que nous allons affronter. (...)
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François Hollande ce n'est pas Lionel Jospin qui disait en 2002 que son projet n'était pas socialiste. D'ailleurs avec humour Arnaud Montebourg dans une vidéo a déclaré qu'il préférait le programme de Bayrou. François Hollande peut prouver que le socialisme et qu'une orientation social-démocrate nouvelle n'est pas incompatible si elle peut rassembler des gens pour changer de gouvernement. Un gouvernement dont ceux qui revoteront pour le moment disent qu'avec la crise, certaines réformes essentielles n'ont pas pu se faire en excusant les promesses non tenues. C'est à François Hollande de prouver qu'il est capable de relever le défi face à la crise financière et sociale et ainsi rassembler le maximum de gens de gauche en avril et mai prochains pour battre Sarkozy. François Hollande a compris que les présidentielles n'était pas le référendum contre un homme mais contre ses idées et un bilan mauvais de sa politique en proposant un projet qui peut changer le quotidien de beaucoup de gens et cela sans croire au miracle non plus car le meilleur reste à faire aussi.
Rédigé par : Aurel | dimanche 25 mars 2012 à 03h11