AFP, le 14/09/2011 à 17:37
Une conseillère municipale socialiste de Châtillon (Hauts-de-Seine) a obtenu mardi devant le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise la publication d'un encart sur les primaires socialistes que le député-maire UMP, Jean-Pierre Schosteck, avait refusé de publier.
Le juge des référés estime que le refus opposé à Martine Gouriet, également chef de file des socialistes au conseil général des Hauts-de-Seine, "doit être regardé comme constituant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression de la requérante", dans son ordonnance. Ainsi, la commune de Châtillon doit "prendre toutes les mesures nécessaires" pour que cet encart relatif aux primaires organisées par le Parti socialiste et aux modalités pratiques de ce scrutin soit inséré dans le numéro du mois de septembre" dans le bulletin municipal "Châtillon informations".
"Voilà une bataille gagnée pour tous les conseillers municipaux d'opposition français. La liberté d'expression ne peut être bafouée et la censure appliquée au bon vouloir des édiles UMP qui souhaitent à tout prix empêcher l'organisation des primaires", a déclaré mercredi Martine Gouriet dans un communiqué. "Nous continuerons à tout faire pour que ces primaires soient un grand succès populaire et que le maximum de nos concitoyens viennent décider les 9 et 16 octobre qui sera le candidat de la gauche", a-t-elle ajouté.


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