Pascal BUCHET, Premier secrétaire de la fédération socialiste des Hauts-de-Seine, maire et conseiller général de Fontenay-aux-Roses, a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Dominique de Villepin et au ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy :
Les violences urbaines gagnent de plus en plus de villes. L’incendie de nombreux véhicules et bâtiments est inacceptable. Le rétablissement de l’ordre public par la Police nationale est une urgence partagée par tous et en premier lieu par les élus locaux tous présents sur le terrain.
Pour autant, nous devons sortir des cycles de violences/répression - répression/violences, dont l’inefficacité vient d’être confirmée par les évènements actuels.
Pour cela, trois mesures peuvent et doivent immédiatement être prises :
Le rétablissement de la police nationale de proximité dont la suppression depuis 2002 a été une grave erreur. En effet, les fonctionnaires affectés à cette mission avaient gagné peu à peu la confiance de nos concitoyens dans tous les quartiers et contribuaient aussi à la prévention de la délinquance dans le cadre des contrats locaux de sécurité.
Le développement du travail de prévention accompli par les médiateurs, les réseaux et les associations qui occupent le terrain jour et nuit. Les éducateurs de rue qui relèvent de la compétence directe des Conseils généraux, doivent prendre toute leur place dans ce dispositif aux côtés des municipalités. Il est donc indispensable que l’Etat s’engage auprès des départements pour renforcer substantiellement leur nombre dans toutes les communes.
Le rétablissement des moyens en fonctionnement de la Politique de la Ville qui ont été fortement amputés depuis deux ans. La racine du mal, c’est la mal vie, une société qui sacrifie certains de ses quartiers et nombre de ses jeunes, sans emploi et sans avenir. Nous ne pouvons l’accepter. Les crédits affectés aux quartiers sensibles doivent être à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Il est inadmissible, qu’aujourd’hui, des missions d’intérêt général soient menacées, faute de crédits.



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