François Hollande s'est rendu le 23 mai à Leipzig à la cérémonie du 150e anniversaire du Parti Social-Démocrate d’Allemagne (SPD). Devant le président du SPD, Sigmar Gabriel, son candidat aux élections législatives, Peer Steinbrück, ses représentants et la chancelière Angela Merkel (CDU), le président de la République a retracé l'histoire de l'amitié franco-allemande, (...), et est revenu sur les apports et les ambitions de la social-démocratie pour une intégration toujours plus solidaire.
Louant l'amitié franco-allemande comme moteur de l'Europe, le président de la République a rappelé : «l’identité de la social-démocratie, c'est le progrès», un progrès consistant, entre autre, à faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations industrielles.
Il a également salué l'unité dont l'Europe a été capable, ces derniers mois, ajoutant qu'elle avait su apporter «la preuve que les pays de l’Union n’abandonneraient jamais l’un des leurs à ses difficultés. Elle a introduit des règles et des disciplines en matière budgétaire et bancaire».
Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent faire surgir des controverses, mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel.
Un agenda chargé se profile au début de l'été pour les deux capitales qui organiseront de concert, deux conférences en juin et juillet sur l'emploi des jeunes; «notre tâche centrale» a lancé, Sigmar Gabriel, président des sociaux-démocrates.
En vue du prochain sommet européen de juin sur l'union bancaire et économique, Paris et Berlin devront s'accorder autour d'une contribution commune qui intègrera les propositions françaises, annoncées par François Hollande lors de sa dernière conférence de presse : doter la zone euro d'une capacité budgétaire, établir une véritable politique énergétique européenne, créer un gouvernement économique européen.
Seul dirigeant étranger à monter à la tribune, François Hollande a affirmé devant une salle debout :
L'Europe a besoin de nous, elle subit une crise qui l'a fait douter d'elle-même (...) nous devons nous convaincre que la mise en commun de nos forces et de nos ressources apportera à nouveau le progrès.


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